Slow Life

En ce moment, je ne prends pas assez de temps pour écrire sur mon blog. Ce n’est pas l’envie qui manque ni les idées d’articles, car les brouillons s’entassent depuis plusieurs mois. Nouvelle année, nouvel élan de motivation pour mettre au clair ce que j’ai envie de partager avec vous depuis longtemps et je vais commencer par vous parler de la nouvelle façon de vivre que l’on adopte depuis quelques années maintenant au sein de mon foyer.

De part mon éducation, j’ai toujours eu un profond respect pour la nature et l’environnement, je ne me considère pas comme un activiste écolo, mais j’ai une conscience écologique qui me pousse à être une meilleure personne chaque jour. La lecture de « Let My People Go Surfing » a clairement été un déclic supplémentaire dans ma façon de vivre, et cela s’est renforcé depuis que je suis devenu père, l’envie de transmettre un héritage moral et éthique est devenu un devoir.

“The more you know, the less you need.”
― Yvon Chouinard

Quoi qu’il en soit, je vous recommande vivement la lecture du livre d’Yvon Chouinard, que vous soyez passionnés d’outdoor ou non, c’est une vraie leçon de vie, vous changerez probablement votre façon de voir les choses par la suite.

Consommer mieux

Je pense que le premier pas à faire est dans notre façon de consommer. Nous consommons tous au quotidien, pour nos besoins les plus basiques comme la nourriture ainsi que pour des besoins accessoires, voir parfois futiles.
Pour l’alimentation, nous avons changés beaucoup de choses comme limiter les emballages au moment de l’achat en emmenant nos sacs, bocaux ou autres contenants, mais aussi dans la qualité des produits achetés. Nous privilégions le bio et le local, dans la mesure du possible en court-circuit. Nous mangeons des produits de saison et nous limitons également notre consommation de viandes en privilégiant la qualité et l’éthique plutôt que la quantité. Depuis que nous avons emménagé en maison, nous pouvons également aller plus loin en recyclant une partie de nos déchets en compost et en utilisant ce compost et notre jardin pour faire pousser une partie de nos légumes. Nous en sommes qu’au début pour l’instant, mais cela va radicalement changer notre façon de s’alimenter.

Quand je parle d’alimentation et de consommation, j’aime bien regarder et partager cette vidéo de Brice Portolano qui sonne tellement vraie et qui donne de l’espoir. Je ne cautionne pas vraiment la chasse telle que nous la connaissons dans nos régions, mais je peux la comprendre et l’encourager dans cet exemple concret :

Ben et Katherine habitent à 5km du centre-ville de Salt Lake City, dans l’Ouest Américain. Ils ont décidé il y a plusieurs années de produire la quasi-totalité de la nourriture qu’ils consomment. Dans leur jardin, ils élèvent des oies, des poules et des canards et font pousser une large variété de fruits et légumes dans leur potager pendant que du vin, du cidre et de la bière fermentent dans leur cave.
Il y a 3 ans, ils ont pris la décision d’aller plus loin vers l’auto-suffisance alimentaire et d’assurer la majeure partie de leur consommation de viande. Chaque automne, lors des premières neiges de l’année, Ben part dans les montagnes du nord-est de l’Utah pour chasser le gibier à plus de 3000m d’altitude. À cheval et à pied, il traque le wapiti pendant plusieurs jours -parfois une semaine, avant de rentrer chez lui les chevaux chargés de viande.

Je doute arriver un jour à ce mode de vie, car il est vraiment poussé à l’extrême, mais je pense que s’en inspirer est déjà pas mal.

Une fois ce besoin vital comblé, il y a tout le reste de notre consommation qui mérite un peu d’attention. Dans la plupart des cas, je pense que nous consommons plus par envie que par réel besoin… Moi le premier !
Mais je me soigne ! Désormais, j’essaye toujours de me poser cette question « Est-ce que j’en ai réellement besoin » avant de composer le code de ma carte bleue !

“We want customers who need our clothing, not just desire it.”
― Yvon Chouinard

Désormais, quand j’achète un nouveau pantalon, je vais investir par besoin plutôt que par envie passagère et je vais tenter le choisir le pantalon le plus adapté à besoins, le plus éthique et le plus durable. Oui, j’y mets le prix, mais pour 5 pantalons à 10€ qui vont me faire un an chacun, je préfère investir 50€ dans un seul pantalon qui me fera 5 ans voir plus (je schématise avec cet exemple, mais c’est ça l’idée).
Consommer régulièrement, c’est également augmenter la demande et augmenter les déchets sur terre, et sans s’en rendre compte, un petit achat compulsif peut avoir d’énorme conséquences à l’échelle mondiale sur notre environnement. Peut-être que je me prends trop la tête ? Je ne sais pas, mais au moins je sais ce que je consomme et pourquoi !

Déconnecter

La nature a tellement à nous offrir !

Une étude récente a démontré que 3 enfants sur 4 passeraient moins de temps dehors que les prisonniers. Aux Etats-Unis, un rapport stipule que les gamins grimperaient de moins en moins aux arbres et passeraient en moyenne que 5 minutes par jour à jouer dans leur jardin.
Ces chiffres font froid dans le dos et pourtant, nombreuses sont les fois où je peux observer des enfants cloués devant une tablette numérique pendant des heures entières, sans se soucier une seule seconde de ce qu’il se passe dehors ! C’est d’ailleurs à partir de ce constat que je suis tombé sur le projet Born Wild durant mes recherches, une série de documentaires visant à inspirer les familles qui souhaitent élever leurs enfants au plus près de la nature.

C’est aussi ça de devenir parents, nous avons envie de transmettre des valeurs, une éthique et un mode de vie. J’ai beau être passionné par le web et les nouvelles technologies, je sais aussi déconnecter, m’isoler dans la nature et la photographie est en quelque sorte le prétexte pour prendre l’air. Depuis tout petit, j’ai toujours préféré être dehors que dedans, jouer avec un bout de bois et mon petit canif, je m’inventais mes petites aventures et c’est ça que j’ai envie de transmettre.

Pour déconnecter un peu plus au quotidien, nous avons même vendu notre télé, préférant ainsi la musique et la lecture au coin du feu pour l’hiver et profiter de la terrasse et du jardin aux beaux jours. La télé ne nous apportait rien de plus à part son lot de mauvaises nouvelles chaque jour. Nous ne décidons pas de fermer les yeux sur la triste réalité, mais plutôt de prendre du temps pour nous, en profiter pour cuisiner, écrire un article ou trier des photos… Quelques précieuses minutes grappillées chaque jour depuis que la télé n’existe plus dans notre vie.

Cet article n’est au final qu’une introduction, car chaque point évoqué mérite d’être creusé en détail, mais je tenais déjà à partager les bases de cette philosophie, de cet art de vivre en attendant la suite…