Senegal Stories Ep.2 — M’Boss Dor

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Mes petites bestioles d’Afrique semblent vous avoir plu, il est temps de faire place à mon second épisode de Sénégal Stories consacré à mon gros coup de cœur Sénégalais, mon havre de paix, mon petit paradis africain, je vous présente l’île de M’Boss Dor !


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Cette île planquée au milieu de la mangrove du Sine Saloum se mérite. On ne va pas à M’Boss Dor par hasard.
La première fois que j’y suis allé (quatre fois en tout entre 2011 et 2012), c’était en mars 2011. Je me rappelle encore être sur le retour d’une expédition dans le Sénégal Oriental et découvrir au fur et à mesure une piste qui se mélange à la mer pour enfin arriver à Palmarin, sur la presqu’île du même nom pour retrouver Édith et Frédérick Vézia, les propriétaires français de l’île qui me font troquer mon 4×4 Land Cruiser pour une pirogue pour les prochains jours.

Quinze à vingt minutes de pirogue à travers les bolongs de la mangrove suffisent déjà pour perdre tout repère et se laisser guider jusqu’au dernier virage qui laisse peu à peu place à M’Boss Dor.

Ce couple passionné d’Afrique et de nature sauvage nous fait visiter les lieux. Quatre cases mélangeant confort et nature sont l’unique capacité de logement de cette île (comprendre par là qu’il n’y a ni eau courante, électricité sur batterie et groupe électrogène si nécessaire, mais que les cabanes en bois offrent tout le confort nécessaire pour poser ses affaires, se laver et surtout passer d’excellentes nuits à l’écoute de la nature).

Une grande case sert d’endroit de repos et d’observation pour voir la quantité d’oiseaux, de singes et autres varans qui animent les journées et vers l’arrière un hangar et une piste pour l’ULM, l’autre moyen de locomotion en plus des kayaks et de la pirogue.
Pour la petite histoire, c’est Frédérick Vézia, pilote et formateur ULM qui a découvert l’île alors qu’il survolait le Sine Saloum dans son appareil. Beaucoup de paperasse plus tard, la concession est à eux et ils attaquent les travaux pour mettre en place cet eco-lodge de charme.

Comme ça, on pourrait croire qu’il n’y a pas grand-chose à faire sur cette petite île. Mais le passionné d’aventure et de photographie que je suis s’amuse et s’émerveille de la moindre virée en kayak, un plongeon dans la mangrove, la partie de pêche du soir, la mini-balade sur l’île qui offre souvent une chance de croiser un chacal, un singe ou un varan puis bien évidemment un petit vol en ULM si la météo est clémente.
J’aurais eu la chance de voler deux fois aux côtés de Frédérick, je ne vous cache pas que je me suis gavé en photos (d’autre arrivent dans un prochain épisode dédié au Sine Saloum uniquement) :

Et vu d’en haut (je garde d’autre clichés vu du ciel pour le prochain épisode) :

Seuls la nuit et les repas rythment nos journées, le reste c’est la nature qui s’en occupe. D’ailleurs, dès que la nuit tombe, singes, oiseaux et varans se font plus timides et chacals et hyènes commencent à se battre la moindre nourriture et point d’eau qu’ils pourraient trouver sur l’île.

L’accro à la technologie que je suis n’a pas eu de mal à lâcher téléphone et internet, le seul appareil technologique était mon Nikon D700 qui me suivait partout. Observer et écouter la nature est si paisible et le partage des expériences locales et africaines du couple lors des repas était passionnant.
Frédérick est également photographe et a signé plusieurs ouvrages dont « Sénégal – Siné-Saloum la forêt de l’océan » qui illustre parfaitement la région du Sine Saloum avec notamment de magnifiques prises de vue aérienne.

En écrivant ces quelques lignes, les souvenirs gravés à jamais inondent mon esprit et me font la promesse qu’un jour je retournerais au Sénégal, juste pour M’Boss Dor !

www.mboss-dor.com