Roadtrip en Islande #6 – Reykjavík

Il est temps de clore ce récit d’Islande avec le dernier épisode consacré à la capitale, Reykjavík. Il n’est pas impossible que je revienne plus tard sur l’Islande à travers d’autres billets mais nos anecdotes de voyages se terminent aujourd’hui, avec ces quelques mots.
Place à mon retour d’expérience sur cette microscopique capitale dont on a vite fait le tour.

L’Islande est définitivement un pays de contrastes et si la nature nous offre des couleurs sombres et dures, les habitations et les villes sont bien souvent colorées, probablement pour mettre un peu de joie dans un pays où la nuit reste plusieurs mois d’affilé.
Ça sera effectivement un festival de couleurs que nous rencontrerons à Reykjavík, à travers les façades des constructions ou la culture street art est omniprésente dans toute la ville.

Reykjavík, c’est 120000 habitants et un tiers de la population islandaise… Prenez la population de l’agglomération brestoise et vous avez l’équivalent du pays, mais sur 103000 km2. On comprend un peu mieux nos moments de solitude ces précédents jours et retrouver la civilisation et l’urbanisme est étrange.

Reykjavík, c’est surtout un minuscule centre-ville et vous aurez rapidement fait le tour des rues animées, à l’image de la rue Laugavegur, principale artère colorée de la capitale. Cette rue longue de deux kilomètres et demi est une invitation à la flânerie et aux découvertes. Restaurants, bars, boutiques et ateliers d’artistes, il y en a pour tous les goûts. Vous pourrez déguster les rares spécialités culinaires du pays, découvrir le design scandinave, acheter un pull islandais en laine de mouton ou encore profiter d’une des nombreuses friperies qui ont connu beaucoup de succès pendant la crise économique islandaise.
Nous établirons finalement notre QG au Laundromat Cafe, pour y trouver un peu de confort après quelques heures de marche en ville, surtout que c’est à 5mn à peine de notre Airbnb.

En Islande, il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais vêtements.

C’est ce qu’il se dit en Islande. Et je le confirme.
Le Breton d’adoption que je suis aurait pu prévoir une bonne veste de pluie, mais non, par soucis de place et de légèreté, j’ai embarqué dans mon sac la première “veste de pluie” trouvée, un peu cheap… Elle n’aura pas fait deux heures sous une pluie battante islandaise et aura failli gâcher le séjour en ville. On dira que c’était un prétexte pour faire un peu de shopping et c’est chez Zo-on que je trouverais une belle veste outdoor qui pourra me servir dans bien des situations à l’avenir et avec la détaxe, ça valait finalement le coup de s’équiper un peu mieux, d’autant que les islandais savent faire en termes de vêtements techniques.
Donc si vous prévoyez de partir en Islande, n’hésitez pas à vous équiper un minimum, même si vous trouverez tout ce qu’il faut sur place, dès l’aéroport.

Le Harpa était un vrai bonheur à photographier. Cette salle de concert et palais des congrès se trouve sur le port de Reykjavik et a été inauguré en mai 2011. Le bâtiment est constitué d’un châssis métallique en acier et habillé de panneaux de verre de formes irrégulières et de différentes couleurs, ce qui en fait une belle attraction visuelle pour les curieux de passage. Le Harpa devait être un complexe d’immeubles, restaurants et centre commercial mais à cause de la crise économique qui a frappé le pays à partir de 2008, seul ce bâtiment est allé jusqu’au bout du projet.
Il est possible d’y rentrer et de s’y balader, ce que je ne me suis pas privé de faire, à chercher les meilleurs angles à shooter.

Un peu plus loin sur la balade en bord de mer, nous sommes tombés sur cette sculpture tant appréciée des touristes. Le Sólfar est une sculpture réalisée en 1990 par Jón Gunnar Árnason et représente la silhouette d’un bateau viking qui se dirige vers le soleil quand celui-ci se couche.

Le séjour en Islande se terminera avec les pieds pleins d’ampoules, à cause de notre bain de la veille dans le Blue Lagoon qui aura remis la peau de nos pieds à neuf, les rendant ainsi plus fragile, je le paierais assez cher avec une des pires ampoules de ma vie, me forçant à marcher comme un éclopé jusqu’à mon retour.
Après deux jours à Reykjavík et deux nuits dans cet Airbnb aux allures d’auberge de jeunesse – Une maison qui vit jour et nuit – nous sommes finalement exténué au moment de retourner à l’aéroport de Keflavik, il est deux heures trente du matin et je découvre pour la première fois la nuit islandaise alors qu’il est l’heure de rentrer en Bretagne.

FIN