Mes petites astuces Instagram

Voilà bientôt 3 ans que j’ai relancé un compte Instagram sur les conseils de mon ami Jeremy. Il a su me convaincre des bienfaits de ce réseau social dédié à l’image et son dernier passage à la maison en août m’aura un peu plus ouvert les yeux sur ma pratique d’Instagram. En gros, je m’y prenais vraiment mal et après quelques conseils de l’ami et un workflow établi et désormais bien rodé, je me suis rendu compte qu’une publication Instagram n’est pas (toujours) le fruit du hasard, qu’il existe quelques codes si l’on souhaite que notre publication sorte du lot.
Voilà pourquoi depuis quelques mois j’applique une certaine rigueur dans mes publications tout en prenant soin de rester en phase avec mon quotidien et humeur du moment, sans tomber dans le profil « trop parfait pour être vrai » si vous voyez ce que je veux dire.

1. Mon utilisation

Tout d’abord, j’utilise Instagram pour m’inspirer, m’évader et découvrir des talents aux quatre coins du monde. J’essaye de limiter mon nombre d’abonnements pour réellement profiter de chaque image sans me retrouver inondé d’une tonne de clichés, devenant esclave de l’application. C’est pourquoi je fais parfois un peu de ménage en supprimant les comptes ennuyeux pour les remplacer par des nouveaux.

Ensuite, j’utilise Instagram pour publier et partager certaines de mes images.
Que les choses soient claires, les photos prises à l’iPhone représentent moins de 5 % de ma galerie et je n’utilise aucun filtre, alors pourquoi utiliser Instagram ?

  • On peut aujourd’hui considérer l’iPhone comme un modèle d’appareil photo à part entière… Alors, pourquoi limiter Instagram qu’à l’utilisation d’un smartphone ? Je reconnais cependant que son manque d’ouverture au monde des tablettes et des ordinateurs nous pousse principalement à l’utiliser ainsi, mais je vais vous partager quelques astuces pour l’exploiter comme bon nous semble. C’est pourquoi je ne me gène pas pour publier des photos réalisées avec mon Nikon Df, ma GoPro, mon drone, etc. Qui ne sont que des outils, l’image réalisée étant la finalité, peu importe l’appareil utilisé.
  • Je n’utilise pas les filtres, car je préfère d’autres applications (VSCO par exemple) ou l’utilisation de Lightroom pour post-traiter mes images.
  • Instagram est un excellent format. L’application est facile à consulter, touche beaucoup de monde et est moins élitiste que les réseaux dédiés à la photographie comme Flickr ou 500px (pour ne citer qu’eux). Il y a un aspect chaleureux que je ne retrouve pas ailleurs. De plus, la récente ouverture aux formats paysage et portrait viennent enrichir l’application.

Globalement, si je devais mesurer le temps passé sur l’application, je dirais que c’est 10/15 minutes de consultation chaque jour et 5 à 10 minutes pour préparer et publier une image.

2. Mon workflow

Comme je le disais précédemment, j’utilise majoritairement d’autres outils que mon smartphone pour réaliser l’essentiel de mes images, ce qui rend plus difficile chaque publication étant donné que je suis obligé de passer par ce dernier pour publier. Heureusement, il existe quelques outils pour se simplifier la vie, voici les miens :

L’idée est de passer de Lightroom sur le Mac à Instagram sur l’iPhone le plus simplement possible. Et la clé de workflow est Google Photos ! Pour faire simple, j’ai créé un export Lightroom direct dans Google Photos via le plug-in « Export To PicasaWeb » qui balance directement la ou les images sélectionnées. Ensuite, je n’ai plus qu’à ouvrir l’application sur mon iPhone et publier l’image sur Instagram.

Mes astuces Instagram

Je sais qu’il existe quelques solutions pour publier directement depuis un ordinateur de bureau, mais rien de satisfaisant à mon gout face à l’application native.

3. Les hashtags

Utiliser des hashtags que vous seul utilisez ne sert strictement à rien donc pas la peine d’inventer les mots-clés les plus tordus à chaque publication, cela n’aura aucun impact. Il faut savoir qu’Instagram autorise jusqu’à 30 hashtags par publication, mais il est préférable d’en utiliser moins, mais plus pertinents.
Privilégiez donc des hashtags populaires qui correspondent à votre univers et ciblez leur utilisation à chaque image. Il existe une tonne de hashtags, je ne les connais pas tous, mais quand j’en recherche, je vais généralement sur des comptes similaires au mien et je regarde les hashtags utilisés pour en utiliser certains. Et c’est aussi grâce à ces hashtags que je découvre de nouveaux comptes à suivre.

Si vous trouvez que les hashtags « polluent » votre légende, vous pouvez toujours les ajouter dans un commentaire, l’impact sera le même.

4. La publication

Le maître mot est « régularité » !
Soyez le plus régulier dans vos publications, c’est probablement le plus important !
Idéalement, il faudrait une à deux images par jours, mais honnêtement, je ne me vois pas le faire et je n’en ai surtout pas le temps. C’est donc deux à trois images par semaine que je publie, parfois un peu plus quand je suis en vacances ou en voyage. En revanche, j’essaye toujours de publier à la même heure (entre 18 h et 20 h dans mon cas) et j’espace mes publications de façon homogène pour éviter la rafale d’images sur une journée puis plus rien pendant deux semaines.

5. Les statistiques

Il n’y a pas si longtemps que ça, j’utilisais Iconosquare.com (anciennement Statigram) pour comprendre mon compte Instagram, mais il est devenu payant et je n’ai prévu aucun budget pour ce genre de chose. Je suis en train de tester Crowdfire, mais force est de constater qu’on est loin des outils proposés par Iconosquare.
Si vous avez des outils à me suggérer, je vous invite à les partager dans les commentaires.

La simplicité d’Instagram est à la fois son principal atout et son principal défaut. Il est difficile aujourd’hui de connaitre avec précision la vie de ses images, comprendre d’où viennent les followers, ce qui leur plait, l’image qui fonctionne le mieux et celle qui plait le moins… Il manque vraiment un outil de statistiques simple et performant !

6. Pourquoi tout ça ?

J’entends déjà qu’une telle pratique est à l’opposé de la spontanéité à l’origine même d’Instagram.
Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, mais pourquoi sommes-nous sur ce genre de réseau ? Pour montrer des images et échanger entre utilisateurs, non ?
De plus, en tant qu’auteur-photographe freelance, la photographie est une partie de mon business et ne pas exploiter des outils comme Instagram serait une belle erreur. Je bénéficie ainsi d’une belle vitrine sur le monde en respectant les quelques règles précédemment citées et j’entre ainsi en contact avec de nouveaux clients.

Quand une photographie génère beaucoup de likes et de commentaires, c’est évidemment très encourageant, flatteur et motivant pour continuer dans cette voie. Car après tout, à quoi bon faire des images si c’est pour les garder précieusement sur un disque dur ? Les photos ont besoin de vivre, d’être diffusées, partagées, appréciées (ou non), que ce soit sur un beau papier photo, un livre, ou une galerie Instagram !

Voilà, j’ai exposé ma façon de faire, ce n’est peut-être pas la votre, mais c’est en tous cas celle qui me convient et si ces quelques conseils peuvent vous aider alors tant mieux ! Et quoi qu’il en soit, je vous invite à me rejoindre si ça n’est pas déjà fait :

@santadenn