Changer sa façon de consommer

CON-SO-MA-TION

Un mot qui revient sans cesse et qui est la clé d’un avenir meilleur ! Changer sa façon de consommer est une des solutions pour espérer profiter de notre belle planète le plus longtemps possible. Vous aurez beau rouler en hybride, si vous prenez votre voiture pour faire 2 kilomètres, vous consommez inutilement des ressources, aussi écolo votre voiture soit-elle !
Cela fait maintenant plusieurs année que j’ai pleinement conscience du pouvoir que l’on a en changeant ses habitudes, en réfléchissant davantage pour consommer mieux. Un vaste sujet que je vais tâcher de présenter en partageant quelques actions menées dans mon quotidien.

Mieux consommer

S’alimenter

LE besoin physiologique de base, celui dont on ne peut pas se passer. Sauf que le monde moderne nous a « imposé » beaucoup de superflus et aujourd’hui, il devient compliqué de faire les bons choix… Quoi que…

Récemment, le Earth Overshoot Day nous a une fois de plus rappelé à l’ordre en pointant du doigt notre sur-consommation. Ce jour du dépassement est la date à laquelle chaque année nous avons consommé tout ce que la terre peut produire en une année. Nous disons généralement qu’après cette date, nous vivons à crédit… Mais pour combien de temps ? Le pire dans tout ça, c’est que si nous arrivions à éviter le gaspillage alimentaire et partager toutes ces ressources mondialement, le jour du dépassement n’existerait même pas ! Le souci, c’est que nous produisons bien plus que nos besoins !

Nous faisons donc désormais attention à tout ce que nous mangeons, nous établissons des menus à la semaine afin d’optimiser nos courses et aller à l’essentiel plutôt que de céder à la facilité. Nous mangeons de saison, dans la mesure du possible local et bio ! Attention tout de même avec appellation Bio qui n’est pas toujours associé à l’écologie (il existe de l’huile de palme bio par exemple). J’encourage les produits sains, mais j’attire l’attention que le marketing du bio cache parfois un côté sombre !
Nous limitons également notre consommation de viande qui représente un poids important dans la pollution et la consommation de ressources. Dans l’ensemble nous favorisons le court-circuit et la production maison en entretenant notre potager et en cuisinant nos produits plutôt que de les acheter tout fait !

S’habiller

Comme pour la malbouffe, nous avons l’équivalent, la fast-fashion qui inonde le marché du textile de fringues – certes peu chères – mais à l’éthique douteuse. En soit, nous n’avons pas besoin de mode ni de tendance ! Nous apprécions cependant être correctement habillé.
Ne pas céder à la tendance et à ses envies est compliqué, l’habillement est clairement l’origine de la plupart des achats compulsifs. Pour ma part, je suis souvent tenté par des nouveautés, mais dont je n’ai pas réellement besoin. Disons qu’il m’arrive parfois de céder en craquant sur une nouvelle fringue coup de cœur, mais ça devient très rare et j’aimerais contrôler encore plus mes achats.
Quand j’ai besoin d’une nouvelle veste ou d’un nouveau pantalon, je vais investir dans une marque éthique et durable, il en existe plein, Patagonia étant ma préférée !

Consommer - Worn Wear

Dès qu’un vêtement est usé, j’essaye de le réparer autant de fois que possible pour le faire durer avant d’envisager un recyclage en récupérant le tissu pour fabriquer un nouveau produit avec ! Toujours pour citer Patagonia, je vous conseille d’aller jeter un oeil au mouvement « Worn Wear » lancé par la marque afin de nous encourager à réparer ou recycler.

Se loger

J’ai la chance d’habiter une maison neuve répondant au normes de basse consommation. Pour exemple, je consomme moins d’électricité chaque année que dans mon ancien appartement qui faisait à peine la moitié de la surface totale de ma nouvelle habitation.
Cependant, construire une maison neuve a également un impact, celui d’aménager une parcelle de terre qui était restée sauvage jusqu’à présent alors qu’il existe de nombreux biens anciens disponibles sur le marché. C’est vraiment ce qui ne m’a pas plu dans ce projet, je me console en me disant que si ça n’était pas moi, ça aurait été un autre… Foutue croissance !

Cet inconvénient s’oublie vite face aux avantages d’une maison neuve, répondant à des normes énergétique strictes. Nous avons pu penser notre habitat à notre image, en respectant et en l’intégrant à la nature (on ne se lasse pas de cette vue sur la forêt). Avec nos larges ouvertures, nous profitons d’une maison lumineuse tout en captant les calories du soleil qui chauffe naturellement l’ensemble des pièces, limitant ainsi l’utilisation du chauffage (Aérothermie secondé d’un poêle à bois).

Consommer - Maison

Côté jardin, nous avons observé notre environnement pour limiter notre impact sur lui. Hors de question d’utiliser des produits chimiques pour enlever des herbes que l’on traite de « mauvaises », mais plutôt comprendre notre végétation et vivre avec elle. C’est ainsi que je me suis intéressé à la permaculture pour entretenir notre potager et nos aménagements paysagers. Ce n’est pas parce que nous n’avons pas de bâche plastique et de désherbant chimique que nous avons un jardin « sale », nous utilisons ce que notre jardin produit pour l’entretenir. (par exemple, nous broyons les feuilles d’automne et la taille pour en faire du compost et du paillage naturel).
Ainsi, la biodiversité est plus riche et contribue à un meilleur équilibre… Comme quoi, la nature c’est plutôt bien foutu quand on évite de la plier à nos exigences !

Se déplacer

L’évolution nous permet aujourd’hui de nous déplacer plus loin et plus rapidement que nos ancêtres. Cependant, cette facilité entraîne quelques dérives. Comme je le disais en introduction de cet article, on pourra avoir la voiture la plus écologique du monde, si on l’utilise dès qu’on sort de chez nous plutôt que de se déplacer à pieds ou à vélo, nous augmentons inutilement notre empreinte carbone sur la planète. On ne peut pas tout faire à pieds ou à vélo et l’avion reste un moyen pratique de voyager et il n’existe aucune alternative comparable à ce jour.

Consommer - Van Life

Vivant désormais en dehors de la ville, je suis frustré d’utiliser encore plus ma voiture. Il me serait techniquement possible de prendre le vélo ou les transports en communs, mais l’organisation du quotidien m’impose d’aller chercher ma fille chaque jour chez sa nounou, chose que je ne peux pas faire à vélo ou en transports en communs.
Cependant, j’essaye de réfléchir à chaque déplacement afin de limiter l’utilisation de mon véhicule, ce qui me fera également faire des économies de carburant. Nous avons étudiés la solution de la voiture électrique, mais leur fabrication est plus polluante qu’un véhicule thermique et il faut bien produire de l’électricité (dans 90% nucléaire) pour faire rouler sa voiture… Pas si intéressant au final !
Nous avons donc deux véhicules thermiques, une petite citadine et un van que nous utilisons le plus intelligemment possible quand on ne peut pas le faire à pieds ou à vélo !

Consommer moins pour limiter ses déchets.

Ça va de soit, mais en ayant une consommation mieux pensée, nous produisons inévitablement beaucoup moins de déchet. L’expérience « Zéro Déchet » de Bea Johnson a permis de montrer qu’il existait des solution, cependant, je considère cette expérience comme hypocrite, car le monde moderne aura toujours son lot de déchets inévitables… Malheureusement ! (Le premier exemple est un ticket de caisse, qu’on le refuse ou non, il sera toujours créé et finira dans la plupart des cas à la poubelle).
Recycler est évidement une solution de traitement de certains déchets, mais l’étape au dessus est de ne pas créer le déchet, qu’il soit recyclable ou non (recycler demande souvent des ressources). Dans mon foyer, nous essayons de limiter au maximum les déchets, soit en recyclant, soit avec notre compost. Nous envisageons de prendre quelques poules dans le futur afin de diminuer une partie des déchets alimentaires qui ne vont pas au compost… Tout en récupérant quelques œufs chaque jour… Pour mieux consommer 🙂

La salle de bain est souvent l’origine de nombreux déchets, mais nous avons enfin réussi à ne plus en créer… Notre poubelle de salle de bain reste vide depuis des mois, nous allons la retirer. Cela demande un effort, car nous avons tout remplacé dans cette salle de bain. Nous faisons notre déodorant, la crème hydratante de Marion, notre dentifrice et nous nous lavons avec du savon de Marseille ! Bref, nous sommes assez fiers de cette gestion déchets dans cette pièce où nous fabriquons juste ce dont nous avons besoin. Marion pourra partager quelques recettes sur le blog si cela vous intéresse, mais il est facile de les trouver sur internet !

Et vous ? Comment limitez-vous votre consommation ? Quelles sont vos actions ?